10 décembre 2015

Discussion sur le modèle assimilationniste.

A la question d'un internaute qui me demandait quelle en était ma conception.

L'intégration c'est un immigré qui respecte les lois, et s'insère socialement un minimum (la déscription bateau étant : travaille et paie ses impôts). L'intégration est plutôt matérielle.

L'assimilation est plutôt psychologique ou viscérale. Elle passe évidement par l'intégration en première étape, mais elle passe aussi à une 2e étape. L'immigré du tiers-monde décide de se débarrasser de ses oripeaux grâce à l'intégration, et fait peau neuve en s'assimilant.

L'intégration est suffisante si le nombre d'immigrés est réduit. L'assimilation devient nécessaire lorsque les immigrés se comptent en millions. De ce fait, l'assimilation pré-décrite n'est possible qu'accompagnée d'une réduction de l'immigration.

Petit schéma :

Assimilation totale : ex : Italiens, Espagnols, et autres Européens.
Assimilation globale : ex : Arméniens, Iraniens, Libanais, et autres immigration faible numériquement en France.
Intégration avec assimilation difficile : ex : Chinois.
Intégration et assimilation difficiles : exemple : Algériens, car ils sont 5 millions. Les immigrés d'Afrique Noire aussi même topo, mais moins nombreux numériquement.
 
L'Etat ne peut forcer quelqu'un à s'assimiler (je répète, c'est mental et viscéral et donc propre à l'individu en question), par contre il peut favoriser un système assimilationniste (exemple de la réduction de l'immigration, et donc, de la communautarisation, comme sus-décrit).

Comment favoriser l’assimilation ? Des mesures plus précises. 


Le problème c'est que c'est un effet d'empoisonnement : un immigré qui a du mal à s'intégrer (sans parler d'assimilation) va empoisonner la situation car il n'aura aucune raison de bien se comporter. Tu multiplies cela sur tout le territoire. Premier problème.

Deuxième effet d'empoisonnement : l'immigré intégré, mais qui ne s'assimile pas. Il va bien se comporter, mais tu multiplies cela sur tout le territoire, et ça te donnera des gens qui n'auront pas le comportement adéquat vis à vis du reste du pays. L'être humain étant ce qu'il est, l'effet de groupe, numériquement conséquent, pousse ce dernier à n'agir que pour lui-même et contre les autres s'il le faut. Donc on rejoint le premier empoisonnement.

Si on prend la situation telle qu'elle est aujourd'hui, plusieurs choses que l'Etat doit encourager ou exécuter :

- Expulsion pure et simple du premier cas d'empoisonnement. Nous n'avons pas à traiter les cas sociaux, les marginaux et les inutiles des autres pays.

- Réduction de l'immigration pour éviter une formation plus ample du 2e cas d'empoisonnement : plus un immigré ne retrouve pas sa communauté reconstituée, plus il va naturellement se faire aspirer par la pression de la majorité (hors marginaux / cas sociaux pré-cités), les Français (de souche et assimilés).

- Parmi ceux qui ne sont jamais arrivés à s'assimiler mais ce sont intégrés, il faut encourager le retour au pays. Ca marchera avec certains, ça ne marchera pas avec d'autres (surtout avec des situations chaotiques dans plusieurs endroits). Quand on n'arrive pas à éradiquer un problème, on fait en sorte de l'amoindrir. Il restera toujours des populations non assimilées, mais elles sont encore gérables, pour l'instant si elles sont un minimum intégrées. Le but est donc d'éviter que la situation ne devienne ingérable. Tout est imbriqué.

- Liée directement à tout ça, la politique d'urbanisation. Il est évident que plus on fera entrer d'immigrés, plus on sera obligé de les PARQUER là où ils sont déjà nombreux. Cercle vicieux. Il faut désenclaver massivement leur concentration.
Pour cela il faut en amont aider un maximum de travailleurs à devenir indépendants (par exemple posséder leur logement, ne plus dépendre des HLM-ghettos), ce qui implique en amont, mener des politiques sociales favorables aux classes populaires et moyennes basses (où se concentre une bonne majorité des immigrés).

C'est un cheminement logique à suivre, où sont imbriquées plusieurs mesures. Je ne peux pas te lister des mesures comme ça, hors contexte, comme on entre des données dans un ordinateur. C'est un tout.

Demander à un immigré d'agiter le drapeau ou chanter la Marseillaise ou manger du cochon à tous les repas, c'est une méthode d'assimilation grotesque et qui ne marche pas. Ce sont des artifices. Ces choses sont la conséquence de l'assimilation, et non pas un moyen d'y parvenir.

T'as deux types de solutions : les bourrines comme ces dernières, ou les coercitives (interdire tel vêtement, interdire tels cultes, interdire, interdire, imposer), contre-productives, et provoquant l'inverse de l'effet escompté.

T'as les solutions pragmatiques, d'usures, celles que je viens de te lister pour les principales.

Je viens de te vendre le programme du FN sans prononcer une seule fois les mots qui fâchent ou braquent. C'est comme ça qu'il faut travailler. 

Tu regardes les deux premières catégories assimilées que j'ai énoncé dans le petit schéma de mon premier message, et tu verras ce qu'ils ont en commun. Ils viennent pourtant de divers endroits du monde, avec des cultures différentes, des religions différentes, cela n'a pas empêché leur assimilation. A l'inverse, les Chinois plutôt assimilés au boudhisme censé passer comme une lettre à la poste, s'assimilent moins bien en France. Donc ça ne veut rien dire (parce que je vois bien où tu veux en venir et nous amener).

Pour prendre mon cas personnel, je me considère comme assimilé bien évidement, mais j'ai gardé mon prénom d'origine, je ne cache jamais mes origines (difficile de le faire avec ce prénom justement, sans compter mon nom de famille), j'ai longtemps parlé ma langue maternelle avec mes parents, même si je l'ai perdu petit à petit et je parle aujourd'hui à 90 % en français avec ma mère (conséquence logique, là encore, de l'assimilation, et l’imprégnation). J'ai abandonné la religion totalement, ce qui n'empêche pas de faire un repas de famille pour l'Aïd, parfois, comme on le fait de même pour Noël.

Et comme je sais que tu vas me poser la question, j'anticipe, oui l'Islam, comme MODE DE VIE, est incompatible avec la vie en société française. Un musulman qui fait le ramadan peut s'assimiler (je te renvois à la dernière discussion que l'on a eu, je ne vais pas tout répéter). A la même manière qu'un boudhiste qui allume des bougies pour Boudha, peut s'assimiler. Un musulman qui suit les préceptes de la vie en Islam et selon le coran, ne pourra jamais s'assimiler en France. Tout comme un moine tibétain ne pourra jamais s'assimiler en France. Tout comme un Papou qui vit selon ses traditions ne sera jamais assimilable en France. Certains mode de vie seront toujours incompatibles avec l'assimilation, on ne pourra jamais rien y faire.

Pour résumer, l'assimilation ne consiste pas en un totalitarisme communiste où l'on éradique la moindre différence entre les individus pour en faire une uniformité absolue. C'est même dangereux de tenter cela, car l'humain étant ce qu'il est, cherchera forcément à faire sortir des différences pour se distinguer de l'uniformité stricte. Donc là encore, c'est contre-productif, d'une autre manière. L'assimilation relève du bon sens qui est la limite de la différence dans un tout. L'Etat ne peut pas déterminer cette limite à coups de lois, et de règlementations, c'est absurde. 

C'est une limite qui s'impose d'elle-même, au travers de tout ce que je viens de te dire : le concours de plusieurs facteurs et de circonstances qui visent à ce à quoi on aspire tous : la stabilité, la paix.
Dès que la différence menace cela, nous sortons du bon sens (qui doit nous amener au contraire à l'éviter, cette menace) et nous dépassons la limite.
 

27 février 2015

L'expression " Français de souche " ne doit pas être tabou.

Je n'ai jamais compris l'intérêt, surtout pour les anti-racistes, de chercher à nier le concept de Français de souche. Si on en venait à repousser cette expression dans le langage courant, ça n'empêcherait pas qu'une autre expression, un autre mot, arrive sur la table pour différencier les Français de souche aux Français d'origine étrangère. Préfèrent-ils le terme "blanc" ? C'est assez paradoxal venant de ce courant.

Explication :

Français de souche est une expression assez neutre au niveau politique puisqu'elle désigne un critère historique. Français de souche, c'est Français historique, qui a plusieurs générations françaises sur l'échelle de l'Histoire de France. Bien sûr rien n'est mathématique, on ne peut pas fixer une période précise et le nombre de générations exactes, mais il est évident qu'il ne s'agît pas de l'Histoire de France depuis 1945 ou 1975.

Remonter indéfiniment sur l'échelle de l'Histoire jusqu'à l'homme des cavernes pour dire que le FDS n'existe pas, c'est absurde. C'est comme si on disait qu'une personne n'est pas de la famille DUPONT, car si on remonte 10 siècles plus tôt, elle descendait d'une famille qui n'avait pas les même origines, la même implantation géographique, la même composition physique ou sociale que la famille DUPONT aujourd'hui. Pour définir sa famille, elle vit avec ton temps, et considère les choses à un temps T. Sa famille c'est ses parents, grands-parents, arrière-grands parents. Pas ses aïeux du Xe siècle.

Si l'on transfère ce schéma sur la population française globalement, on a le même constat. Se considère comme Français de souche, celui qui ne connaît pas dans son ascendance directe proche dans le temps, des origines étrangères, surtout dans le cas où ce sont les deux parents. Un maghrébin aujourd'hui sait très bien que ses grands-parents par exemple viennent d'un pays étranger, même si ses parents ont toujours été français. Il sait bien qu'il n'est pas un Français de souche, car l'immédiat dans notre ère lui indique clairement que ce n'est pas le cas. Le descendant d'un Maure d'il y a 500 ou 1000 ans par contre, lui pourra malgré tout être considéré comme un Français de souche, de nos jours.

Or ce que ce que vont déclencher les détracteur de cette expression, en combattant cette conception historique, c'est le transfert de l'historique, vers le racial.

Explication :

Paradoxalement, certains incultes utilisent l'expression FDS pour désigner tout Français qui ne vient pas d'Afrique et d'Asie. Ce qui est faux. Les Français d'origine italienne, espagnole, polonaise, portugaise ne sont pourtant pas non plus des Français de souche, pour les même raisons historiques que j'évoquais plus haut.

Que va-t-il se passer si l'expression de souche est de plus en plus contestée ? La différenciation étant inévitable et naturelle (et ça on ne pourra jamais rien y faire, ils ont du mal à l'accepter chez certains progressistes), ils vont se différencier en utilisant le terme "blanc". Il faut appeler un chat un chat, on doit toujours trouver un mot pour désigner une chose, et un autre mot pour désigner une autre chose qui n'est pas la même chose. La nature (là encore) ayant horreur du vide, ils vont utiliser le terme blanc.

On observera que c'est déjà un peu le cas, mais ça reste quand même un peu tabou, et confus. L'expression FDS est alors devenue en remplacement, plus juste, plus neutre, et plus acceptable, même en dehors du champ politique. Je ne suis pas FDS, pourtant j'utilise souvent cette expression avec mes proches, et eux aussi, sans qu'il y ait un contexte d'hostilité entre nous bien évidement, de racisme ou que sais-je encore. C'est un confort de langage sur un constat que l'on est obligé de faire, même sans nier la francité de l'un ou de l'autre.

Donc quel est l'intérêt, assez surprenant de la part de certains gauchos, de vouloir provoquer ce transfert d'une expression historique, à une expression éthnico-raciale ? C'est se tirer une balle dans le pied, et compliquer encore plus le problème. Ainsi, cela nous mènera à des absurdités du genre : le Français d'origine italienne ou polonaise, qui n'est de fait pas un Français de souche, sera considéré par contre blanc, et donc de fait, de souche. Résultat des courses ? Les détracteurs contribuent à isoler encore plus qu'avec l'expression FDS, les Français d'origine africaine, asiatique, car ils seront eux-même différenciés des Français qui ne sont pourtant pas de souche non plus, mais qu'on aura inclus dans un bloc contraire BLANC.

Et cette classification, qui la fait déjà ? Les militants politiques qu'ils passent pourtant leur temps à dénoncer : les rêveurs de la grande Europe, les racialistes et compagnie. Pourquoi leur servir la soupe, brouiller encore plus les choses dans la population française, et obtenir une identification de plus en plus raciale, et de moins en moins française, dans le sens national du terme, sur lequel FDS comme non-FDS peuvent se retrouver sur une base saine ? Cette lutte contre le politiquement incorrect de la parole, qui atteint son paroxysme il y a quelques jours avec la volée de bois vert totalement absurde contre Hollande (Hollande, quoi, merde quand même, c'est le dernier des racialistes et des racistes), pour l'utilisation de cette expression, est totalement contre-productive, et va vous (et nous tous au passage) faire tomber de Charybde en Scylla.

3 juillet 2014

Programme du FN copié sur la gauche ?

On entend souvent le reproche fait au FN de copier depuis 2011 son programme économique et social sur la gauche.

C'est vrai, ne tournons pas autour du pot. Sauf le protectionnisme, il existait déjà même dans le FN des années 80/90. Mais en quoi ce changement de discours est-il condamnable ? C'est une adaptation, plus qu'un changement. Un changement implique une modification soudaine, presque irréfléchie, ou sans logique. Une adaptation est au contraire, motivée, réfléchie, dans un but inchangé qu'à l'initial. Beaucoup vont penser que ce n'est qu'une façade, une tactique de façade, mais j'ai tenté de démontrer plusieurs fois que c'est bien plus sincère et réel que cela. Je ne reviendrai pas dessus. 

Tous les partis ont connu des évolutions, des adaptations, et surtout des luttes internes de diverses tendances. C'est en cela que le FN n'y échappe pas, et qu'il est donc un parti comme les autres sur ce point. L'ancêtre du RPR a commencé à changer quand De Gaulle est parti, une tendance a pris le dessus sur l'autre et de l'interventionnisme et souverainisme, on est passé à l'UMP libéral, atlantiste, mondialiste. La tendance qui a pris le dessus, a fait évoluer le parti vers son but, et a donc adapté son programme, son discours, sa vision des choses pour parvenir à ce but. Si l'on observe le PS, c'est la même chose. Pour être plus en phase avec le rêve européen, le PS a du abandonner tout ce qui n'était plus compatible : étatisme, socialisme, ouvriérisme, nationalisations, etc.

Le PCF n'en parlons pas, évolution la plus rocambolesque de tous : suffit de prendre comme sujet-symbole l'immigration et comparer le fameux discours de Marchais dans les années 70, et le discours de Mélenchon ou de Buffet aujourd'hui. 

Le FN, a toujours eu en son sein diverses tendances, certaines libérales, d'autres plus gaullistes. Les années 70 et 80 étaient encore empreintes de la fameuse menace communiste, représentant l'internationalisme. Il était donc logique pour un parti nationaliste de défendre tout ce qui combat le communisme, et donc tout l'inverse, le libéralisme. Pendant longtemps les obsédés du complot socialo-communiste ont eu ce prétexte pour dominer le parti. Une fois que le communisme a chuté, et que la menace à l'indépendance de la Nation et au souverainisme s'est inversée, il est logique qu'un parti nationaliste, qui vise toujours le même but prioritaire (indépendance / souveraineté, et tout ce qui en découle), adapte son combat aux nouveaux défis, au nouvel ennemi. D'où le virage progressif du FN au cours des années 2000 vers un discours économique et social plus à gauche. Car la tendance dominante s'est inversée petit à petit dans la base électorale tout d'abord, et une partie des cadres par la suite (même si c'est loin d'être totalement achevé, d'où la nécessité de pousser encore en ce sens, en s'impliquant).  

Certains ont raison de dire que le FN n'a pas le monopole du patriotisme et du souverainisme, mais électoralement parlant il est le mieux placé, et de loin. Notre but étant de perdre le moins de temps possible avant qu'il ne soit trop tard (et il est déjà bien tard), on mise sur celui qui a le plus de chance d'y arriver. C'est pour ça que je regrette qu'il y ait encore des blocages d'un côté comme de l'autre, à cause de gens qui sont incapables de se remettre en question. Il faut rejoindre et soutenir celui qui est le principal moteur, et ce, peu importe les préjugés, les défauts, les blocages psychologiques qu'on peut avoir aux premiers abords. Je trouve que le FN, comme je viens de le décrire ci-dessus, a quand même fait un premier pas (pas suffisant, mais un bon début), c'est maintenant à la gauche, authentique (pas les escrocs du PS et leurs alliés), qui se dit donc patriote et souverainiste (vu que le mot nationalisme fait partie des blocages idéologiques) à en faire un, en abandonnant son internationalisme, son gauchisme et son immigrationnisme qui sont incompatibles avec les revendications pré-citées. 

Il faut arriver à réunir ces deux mouvements, et pour cela, il faut que des gens franchissent le pas, et pèsent pour faire gagner les tendances associables, d'un côté comme de l'autre. 


5 avril 2014

Précisions sur la politique d'immigration du FN.

Le FN depuis plusieurs années (ça ne date pas de la présidence MLP), contrairement à ce qu'on pense, et comment l'ont pendant longtemps présenté ses adversaires, n'a jamais exclu de l'entrée du territoire TOUT immigré. Ils ne sont pas bêtes, ils savent très bien que l'immigration zéro absolue n'existe pas, et n'a jamais existé.

Ce que prévoyait le programme du FN était le principe suivant : un immigré est accepté sur le territoire, à condition qu'il subvienne à ses besoins. Certes, cela privilégie les moins pauvres, mais c'est le seul moyen d'éviter que l'immigration devienne massive. De plus, cela assurait l'Etat qu'un immigré apporterait plus que ce qu'il ne coûterait par la suite.

Ce type d'immigration n'est pas forcément une immigration de millionnaires. Ce fut souvent par exemple une immigration de commerçants, des gens qui fondaient leur petite entreprise quand ils arrivaient, car ils avaient déjà des moyens de le faire en ayant travaillé dans leur pays d'origine. (Ce fut le cas de mon grand-père par exemple).

A partir de là, l'immigré peut soit repartir dans son pays un jour s'il le souhaite, soit rester, s'y marier s'il veut, y fonder une famille, (il ne s'agît pas de fliquer l'immigré pendant 40 ans au cas où un jour il se retrouve sans activité et qu'on lui demande de repartir, c'est complètement absurde) et demander la nationalité française au bout d'un certain temps d'intégration, et d'assimilation même. Sur ce point là aussi, le FN n'a jamais exclu la naturalisation dite par acquisition, de son programme. Cette dernière a toujours été prévue. C'est uniquement le droit du sol automatique qui est remis en cause. Malheureusement il y a certains simplistes parmi les frontistes qui ne comprennent rien au code de la nationalité, et qui disent que le FN est pour le droit du sang, contre le droit du sol. Ca donne l'impression que la naturalisation toute entière n'existera plus, et qu'on sera Français par le sang uniquement. Ce qui est faux.

Reste que, les réalités sont ce qu'elles sont : il y aura toujours des emplois qui ne seront pas pris par les Français. A ce moment là, l'Etat peut autoriser l'immigration par quota de main d'oeuvre, uniquement là où il en faut, et que des nationaux n'ont pas été trouvés en assez grand nombre. On est quand même d'accord, que sur ce principe, l'immigration serait fortement réduite, par rapport à aujourd'hui. C'est ce que le FN évoque dans son programme de ramener l'immigration à 10 000 par an, sur 5 ans, pour commencer. Ce manque de main d'oeuvre française était surtout vrai dans le passé. Mais en période de chômage de masse comme aujourd'hui et de désindustrialisation, le problème n'est plus le même. Des Français reprennent ces boulots, et je le remarque moi-même depuis quelques temps à mon travail, dans mon quartier, dans ma ville.

A ce moment là, continuer l'immigration comme elle est, devient conflictuel, puisqu'elle contrevient à l'intérêt des travailleurs français qui sont de nouveau en besoin de boulots moins qualifiés. Je vous renvoie à cela aux déclarations de George Marchais, qui ne pouvait pas être classé au FN quand même. Son constat de l'époque, était pourtant bien moins grave, que dans la situation d'aujourd'hui.

Ces immigrés donc, à qui on aura demandé de venir, seront en principe encouragés à retourner dans leur pays d'origine à la fin de leur contrat. Une bonne partie le font, d'autres non. Les aléas de la vie ne se calculent pas, le FN ne prétend pas appliquer un mode d'emploi mathématique, il faut bien évidement prendre en compte les réalités individuelles. Si des immigrés ont été appelés à travailler en France, ils bénéficieront de ce à quoi leur donne droit leur travail. Il ne s'agît pas d'exclure les étrangers de tout service public et prestations sociales. Et c'est là que j'en reviens à la mauvaise communication du FN, qui n'arrive pas bien à expliquer tout cela.

La préférence/priorité nationale n'est pas une mesure pour nuire aux étrangers. Elle est très mal présentée en ce sens. Il est évident que les immigrés qui seraient arrivés en France dans les conditions que je les ai décrite ci-dessus, ne seront pas exclus des allocations familiales et du droit au logement. Leur nombre réduit, si on appliquait notre programme, réduirait de fait le problème de surcharge de demande de logement, de demande d'allocations, etc. De ce fait nous pourrions réussir, ou du moins tenté de s'en rapprocher, une couverture globale aussi bien pour les Français que pour ces étrangers. Si malgré tout, dans certaines zones, il reste des surcharges de demande, alors le Français sera prioritaire. On parle ici de cas individuels, de zones précises, qui de toute façon seront amenés mathématiquement à s'amoindrir, en lésant un minimum d'étrangers aussi.

Il faut prendre la politique d'immigration du FN globalement. La préférence nationale s'accompagne évidement de la réduction de l'immigration, et de l'inversion des flux dans la mesure du possible. Sinon ça ne marche pas, et ça deviendrait très conflictuel. Or je suis désolé que le FN n'explique pas les choses ainsi, et commence par l'autre bout. Je caricature un peu mais c'est ça : " ya trop d'immigrés, il faut plus rien leur donner, et tout donner aux Français ". Le message n'est plus du tout le même que celui que je viens d'exposer, en toute logique.

Pour ce qui concerne les cerveaux, je ne considère pas non plus qu'il faille les pomper au tiers-monde, sinon c'est le cercle vicieux. Lorsque le FN parle de co-développement (cela aussi fait partie de la lutte contre l'immigration de masse), c'est pour éviter justement que les pays du tiers-monde ne stagne dans leur situation.

Pour construire un pays, la masse travailleuse est aussi nécessaire que l'élite professionnelle. De ce fait continuer à leur pomper non seulement leur main d'oeuvre, mais aussi leurs cerveaux, c'est doublement un désastre pour eux tout d'abord, mais pour nous aussi. (Voir ce cercle vicieux décrit ci-dessus). Si le FN a toujours accordé le droit à des étudiants étrangers de venir se FORMER en France, il ne souhaite pas privilégier leur maintien dans une situation professionnelle après leurs études sur le sol français.

Là encore, comme pour les travailleurs vu ci-dessus, certains repartiront bien évidement pour travailler dans leur pays, avec les connaissances acquises en France, d'autres, voudront rester. Là encore, pendant leurs études ils peuvent se retrouver à se marier par exemple, et resteront ici. Rien n'est jamais absolu, on ne peut pas appliquer un principe, une loi, comme un mode d'emploi (1ere étape, ouvrir le machin, étape 2, visser, étape 3 etc ...). Si un meuble est toujours monté de la même manière, il n'en n'est pas de même pour un être humain.

Ceux qui vous disent qu'on va traquer le moindre immigré qui ne dégage pas au bout d'un temps T, c'est du délire. Sauf que là aussi, on en revient à la priorité nationale, vous êtes quand même d'accord, que si on commence à accepter tous les diplômés étrangers dans le domaine professionnel français, ça va léser les même diplômés français en concurrence directe. Moi je ne souhaite pas que les diplômés français, en conséquence, partent de notre pays. Il faut que l'élite reste française. De ce fait nous ne pouvons pas permettre que tout un groupe au niveau national, de diplômés étrangers soient en concurrence pour un premier emploi avec les Français. La préférence nationale permet donc de gommer ce risque pour les Français, et en même temps, privilégie dans la tête des diplômés étrangers, le retour dans leur pays (ce qui est le but visé, pour le bienfait de leur pays, comme expliqué ci-dessus).

Mais rien n'est absolu encore une fois. Il se trouvera un étudiant étranger diplômé, qui malgré la préférence nationale, aidées par certaines circonstances, trouvera quand même un travail. Grand bien lui fasse, il ne sera pas traqué et expulsé comme un malpropre. Encore une fois beaucoup de gens confondent un phénomène avec des individus. Les leviers que comptent utiliser le FN sont encore une fois prévus, pour amoindrir un phénomène et non pas s'en prendre à des individus pour se faire plaisir. Donc quand on se sert d'un levier pour modifier un phénomène, il est évident que tous les individus qui composent ce phénomène ne le subiront pas.

Encore une fois vous devez comprendre que lorsqu'on parle de couper les pompes aspirantes, il s'agît d'user de moyens pour décourager les immigrés qui sortent de tous les cas acceptables que je vous ai listé, de venir et surtout, venir pour rien. Ce qui viendront quand même, comme ceux sus-cités, nous garantiront être des gens capables de s'en sortir et se prendre en charge. C'est une sorte de sélection à l'entrée, et une motivation bien plus sincère. Celui qui vient en sachant qu'il ne bénéficiera pas de toutes les largesses dès son arrivée, c'est que ce n'est pas ce qu'il recherche. Ca n'exclut pas, que plus tard, comme je vous le disais plus haut, il en bénéficiera. Au contraire.

Alors non le problème n'est pas l'immigré et son existence sur le sol français (et c'est sûrement pas moi qui vais le prétendre), le problème est un phénomène. Et lorsqu'on lutte contre un phénomène, on le fait toujours en prenant en compte la réalité des conséquences sur l'individu. Lutter contre l'individu est contraire à la lutte contre un phénomène, car souvent, il provoque un effet non escompté.

L'expression immigration massive est simplement un moyen de la différencier de l'immigration du passé. Cette dernière était une migration individuelle et réduite. L'immigration de masse est son inverse, c'est à dire une immigration bien plus organisée (implication de l'Etat : regroupement familial, immigration économique de main d'oeuvre, ouverture des frontières européennes). Cette dernière est donc une immigration qui vise à déplacer des groupes entiers d'individus, des masses, avec des raisons bien plus larges que celles du passé. La première était plutôt du compte-goutte. Si vous voulez "masse" est le pendant inverse d'"individu". Il ne faut évidement pas comprendre immigration massive/de masse dans le sens d'une invasion de hordes incontrôlées de 20 millions de personnes chaque année.  

Il est évident qu'il est faux de prétendre qu'il n'existe aujourd'hui aucune condition ni contrainte dans la politique d'immigration française. Il y a bien sûr des conditions, mais elles sont devenues obsolètes de nos jours. On voit bien qu'elles n'empêchent pas l'installation de population inadaptée, malgré tout. Il ne faut pas oublier aussi le cas des migrations au sein de l'UE, dont les frontières ne sont plus que virtuelles. Il est donc possible de fait de venir comme bon leur semble, dans cette enceinte. Il ne faut pas se limiter dans l'analyse de la seule immigration africaine et nord-africaine, l'immigration européenne a beaucoup moins de contraintes encore. 

Concernant la révision du regroupement familial :

L'immigré qui est déjà en France, choisira soit de retourner retrouver sa famille au bled, soit de les faire venir. Une loi est rarement rétro-active. On ne va pas du jour au lendemain bloquer tout mouvement, et briser une famille qui se retrouvera déchirée. Il est évident là encore, comme ce que j'expliquais plus haut, que cette suppression serait destinée à décourager de nouveaux migrants de venir. Il ne faut pas négliger l'effet psychologique que cela peut avoir, on prend beaucoup moins le risque de quitter sa famille en sachant qu'elle ne pourra pas nous suivre. Si l'immigré compte quand même venir, la suppression du regroupement familial l'incitera évidement à retourner au bled une fois qu'il aura amassé assez d'argent durant son contrat de travail (Cf. les immigrés de main d'oeuvre dont je parlais plus haut). Il s'agît encore une fois de décourager le grand nombre, et non pas d'en faire subir des conséquences à ceux qui sont déjà ici. C'est un des leviers là encore, pour amoindrir un phénomène

Concernant la préférence / priorité nationale : 

Là encore un programme n'est pas un mode d'emploi. Quand on dit que ce sera réservé aux Français, c'est pour dire que les nouveaux arrivants (donc non Français évidement dans leur totalité) ne devront pas compter sur cela pour subvenir à leurs besoins. De ce fait on est obligé pour cela, d'instaurer une préférence nationale pour établir un critère administratif. Cela ne signifie pas qu'un étranger ici depuis 10 ou 15 ans, se verra sucrer ses allocations familiales, c'est absurde. Quand une loi est établie, elle n'est pas rétro-active, et elle comporte toujours des exceptions, des dérogations, et surtout, une date de début de mise en oeuvre. Nous avons plusieurs lois par exemple qui sont instaurées en précisant que c'est valable pour les immigrés qui sont entrés après telle année, ou qui sont présents depuis moins de 10 ans, etc. C'est d'autant plus valable que si cet étranger travaille et cotise depuis des années, il est évident qu'il continuera à percevoir ce qui lui revient de droit. 

Concernant la naturalisation : 

Des preuves d'assimilation ça veut dire maîtriser le français comme il faut, et non pas juste savoir remplir un questionnaire, si vous voyez ce que je veux dire. Ensuite il s'agît d'allonger la période de présence obligatoire. Elle est actuellement de 5 ans, c'est beaucoup trop court ! Quand j'ai été à la cérémonie de naturalisation, je peux vous dire qu'il y en avait une bonne partie qui parlait le français comme s'ils venaient de débarquer. La stabilisation dans un pays, s’imprégner de ses habitudes, de sa langue, prennent plus de temps que 5 ans.

Moi j'ai été naturalisé après 23 ans de présence sur le territoire. Si j'ai attendu tout ce temps pour devenir Français (alors que je suis arrivé en France à l'âge de 2 mois, et y ai fait toute ma scolarité et sociabilité), je ne vois pas où est le problème d'allonger la durée de présence sur le territoire pour d'autres. J'ai fait la demande à 19 ans, et je l'ai obtenu 4 ans plus tard. Quelle est la logique avec un adulte qui est en France depuis 5 ans, et qui l'obtiendrait 3 ou 4 ans plus tard, après 8 ou 9 ans, c'est à dire la moitié de temps de mon cas, alors que c'est moi qui a été "formaté" dans ce pays depuis le plus jeune âge ? Je précise que je ne l'ai demandé qu'à 19 ans, car il faut être majeur pour la demander, donc j'ai du attendre mes 18 ans, faire d'abord une carte de séjour individuelle, préparer le dossier, et seulement après le présenter. J'avais déjà 19 ans le temps de faire tout cela.

Il y a bien quelque chose d'illogique dans la politique de naturalisation, encore une fois ce sont des critères qui avaient été instaurés lorsque l'immigration était moindre, et s'assimilait beaucoup plus vite. Tout cela est obsolète de nos jours, et il ne faut pas se comparer avec des pays qui eux instaurent 3 ans seulement de présence pour demander la naturalisation. Ce sont souvent de grands pays qui manquent de population, et qui donc facilite les choses pour augmenter le nombre de leurs citoyens.

Bien sûr, ensuite, il faut des critères de bonne conduite : casier judiciaire vierge, ne pas servir un autre pays, ne pas être engagé ailleurs qu'en France, ne pas avoir un mode de vie contraire aux lois françaises. Ce sont des critères déjà existants, mais le FN n'a jamais dit qu'il voulait les modifier. La question de la naturalisation, je le répète, sera surtout modifiée en ce qui concerne le temps de présence sur le territoire, et sa conséquence directe qui est l’imprégnation culturelle, linguistique et sociale. Qu'on se rassure, manger halal ou faire sa prière dans sa chambre, n'exclura pas la personne de la naturalisation si c'est ce que certains craignent. Là encore ça serait bien d'être un peu réaliste, et vraiment comprendre les problèmes qu'on pointe du doigt, et ne pas se contenter d'écouter les discours simplistes des trolls et fanatiques qui n'ont eux-même rien compris au programme du FN. 

1 mars 2014

Réponse à un droitard sur la Famille.

" Je préfère des gens qui défendent les valeurs traditionnelles de la droite, à commencer par la famille " .


Une politique économique et sociale nationaliste est directement liée à la défense de la famille. Vous restez dans des postures, des images, il faut être de droite car c'est comme ça qu'est la droite, alors que les cartes ont été redistribuées depuis quelques temps déjà. La famille n'est plus un sujet de droite.

Pour qu'une famille soit stable et qu'il y ait assez d'enfants comme vous le souhaitez, il faut garantir une stabilité sociale aux parents. Moins ils se sentent en sécurité et en stabilité, moins ils seront enclins à faire des enfants. Maintenir les emplois, et éviter la casse des salaires est la base de toute politique familiale, avant vos principes de valeurs dans le discours. Il ne suffit pas de descendre brailler dans les rues, avec des drapeaux avec le sacré-coeur dessus pour défendre la famille. Ca c'est du folklore, on se fait plaisir mais c'est totalement improductif.

Sauf que comme vous êtes dans la posture, et obsédé comme beaucoup, par tout ce qui s'apparente à la gauche, au socialisme, vous négligez cet aspect. Le libéralisme mondialiste encourage aussi la mobilité par exemple. Mobilité signifie, instabilité là encore. Qui dit instabilité géographique, dit découragement à se poser pour fonder une famille, enracinée sur ses terres. Si vous ajoutez à cela le travail le dimanche, le travailler toujours plus, la remise en cause qui arrive des congés payés (suffit de lire les fanatiques libéraux à ce sujet), cela contribue à l'absence du parent, et le délitement des liens familiaux. Si ce n'est décourager la personne à fonder une famille, même à l'étape précédente.

Des mères de famille, aimeraient aussi être plus présentes avec leurs enfants, qui peut se contenter d'un temps partiel avec des enfants à charge ? Certaines veulent rester au foyer complètement, et à part les bourgeoises, qui peut se le permettre ? Si votre souci premier est la natalité des familles, comprenez que ce ne sont pas les familles bourgeoises catholiques qui font le gros de la natalité. Si leurs enfants sont nombreux, leur type de famille est minoritaire au plan national.

Qui dit casse de la famille française, dit manque de natalité, qu'ils justifieront donc par l'immigration de masse (sans compter les autres raisons, mais restons sur le sujet de la famille). Tout l'ensemble est lié directement à notre souveraineté et la maîtrise de nos frontières, de notre économie, et donc de notre Etat. Tout est lié, naturellement et logiquement, dans le nationalisme.

La droite étant historiquement et jusqu'à maintenant la grande prêtresse de toute cette politique économique, et mondialiste aujourd'hui, vous pouvez les ranger au fond du tiroir, vos "valeurs de droite", qui ne veulent plus rien dire. La droite est la plus grande ennemie de la Famille, quand on creuse le fond des choses, et quand on ne se contente pas des gesticulations sur la forme et le discours d'imposture de l'UMP et des groupuscules folkloriques.

La liste est non exhaustive, mais ce sont des exemples qui démontrent que si l'on ne s'occupe pas de ce que vous considérez comme secondaire, car ça ne correspond pas à votre posture et vos obsessions, il ne sert à rien de hurler contre les conséquences.

J'ajoute au passage quitte à me répéter, que ne pas s'appuyer sur les musulmans raisonnables est une erreur grave, car ils font parti du type d'individus qui ont encore tout ce sens de la famille, et surtout, famille soudée, et qui seraient donc naturellement sensibles à tout le cheminement qui mène à la nécessité du nationalisme. Mais on ne leur présente jamais les choses comme ça, ni aux Français en général. Ce n'est pas du tout cette image qu'a le nationalisme de nos jours, du tout, et c'est pour ça qu'il échoue, et que certains entretiennent cette disposition à l'échec.

Mais bon, c'est sûr qu'au lieu de réfléchir à tout ça, il est plus confortable (bon apathie, bien sûr !) de dire que la destruction de la famille c'est à cause du mariage homosexuel, et du complot anti-chrétien. Le seul malheur c'est que jusqu'à maintenant beaucoup trop de nationalistes préfèrent la deuxième option (se contenter de gueuler depuis 200 ans, et attendre), et sont dans l'incapacité totale d'avoir une vision globale et non obsessionnelle des choses.

Alors qu'ils laissent la place, s'ils ne savent pas faire, d'autres tenteront de faire mieux. On a assez perdu de temps avec ce tabou sur tout ce qui tourne autour du nationalisme et de la Nation, du à la prise d'otage que certains font depuis beaucoup trop longtemps.

1 février 2014

Réponse à un Libéral.

C'est marrant comment pour la France on admet un décalage de 14 % entre le chômage officiel, et le chômage réel. Par contre pour les autres pays on s'arrête strictement au chômage officiel. La manipulation des chiffres n'est possible qu'en France, c'est bien connu.

La France était en meilleure état à l'époque du gaullisme social (qui comportait donc les communistes). Donc oui, le "collectivisme" comme vous dites (qui était plutôt de l'interventionnisme) contribuait à créer de l'emploi. Elle n'était pourtant pas en dehors de la mondialisation et des échanges commerciaux, comme vous le caricaturez.

C'est depuis que vous les libéraux avaient pris la relève, que le chômage a recommencé à augmenter. Ce qui est logique. Vous pouvez continuez à prétendre que nous sommes dans un système socialo-bolchévique étatique collectiviste, mais c'est faux. C'est parce que vous êtes un intégriste libéral que vous continuez à prétendre que ce n'est jamais assez libéral.

Le but du libéralisme n'est pas de faire vivre un pays, mais faire vivre des personnes précises. C'est pour ça que les libéraux ont une vision mondialiste des choses, car se limiter à un seul pays pour faire de l'argent, c'est une barrière. Le libéralisme est contre les barrières. Les non libéraux acceptent les barrières car leur but est de faire fonctionner un pays et un peuple, la priorité n'est donc pas de faire de l'argent indéfiniment, mais faire en sorte que chacun ait une fonction pour faire fonctionner un pays, et qu'il puisse lui assurer, par la rémunération de cette fonction, une vie correcte.

Donc il est clair que notre vision des choses ne nous mettra jamais d'accord. Vous avez une vision financière de l'économie, alors que la mienne est fonctionnelle. Votre seule et unique obsession est de vous mesurer le pénis avec les autres pays, et vous ne voyez la politique à appliquer qu'à travers cela. Dans toutes vos visions des choses, vous ne pensez jamais en terme de France, mais uniquement en termes de : que va nous prendre la Chine en Afrique, comment l'Allemagne va écraser ses travailleurs mieux que nous, comment imiter aux mieux les Etats-Unis ... c'est votre façon idéologique de fonctionner, toujours tourner vers les mouvements financiers mondiaux, vous n'avez plus aucune conception nationale des choses.

Non seulement vous êtes des idéologues, mais vous êtes également de dangereux fourbes. Votre chantage sur les charges, la fiscalité est faussement présenté comme un moyen de ne pas être concurrencé par les autres pays à bas coûts (comme quoi vous faites la même chose que vous me reprochez, c'est à dire voir la concurrence étrangère comme dangereuse), car autant qu'on baissera les coûts de production et de travail en France, il y aura toujours des pays qui seront toujours plus accueillants.

Et j'en reviens à ce que je disais au-dessus, c'est là que le mondialisme est le système le plus favorable au libéral, car il lui garantira toujours quelque part dans le monde, ce qu'il ne peut trouver chez lui. Quand on aura donné la main, on devra donner le bras. Car une fois que les charges auront été baissées, les salaires réduits, etc ... vous ressortirez toujours le même discours, à savoir : "mais c'est toujours plus favorable ailleurs, il faut continuer à baisser, couper, détruire, sinon on se barre". C'est un cercle vicieux duquel on ne sortira que lorsque nous aurons accepté de travailler pour 1 euro symbolique par mois. C'est cela la logique définitive du libéralisme.

Et c'est pour cela qu'il est inutile de croire un jour dans notre ère, que les pays du tiers-monde vont devenir des pays de grosses classes moyennes, voir aisées, généralisées. Le libéralisme ne peut fonctionner que si des pays restent écrasés pour servir de refuge permanent, jusqu'à l'aboutissement final du chantage dont je parle plus haut. C'est pour ça que les faiseurs de fric, les libéraux, les financiers, les multinationales (qui est ça aussi, l'aboutissement logique et inévitable du libéralisme) veulent que le verrou qui saute, ce soit la Nation. Et une Nation n'est rien sans Etat. Pour abattre la Nation, vous devez donc abattre l'Etat. C'est toute la logique du libéralisme.

Donc il est inutile de passer des jours à débattre sur des statistiques, des parts de marchés, des mesures de 2 % ici , des 5 % là, c'est de l'enfumage intégral pour faire décrocher tout le monde de la chose politique. Notre vision des choses est radicalement opposée, vous êtes dans une approche carrément religieuse de l'économie, qui est le mammonisme. Votre seul et unique but dans la vie, est de bouffer de l'argent, par tous les moyens. Vous êtes dans le culte de l'argent, et c'est pour cela que vous démontrez un intégrisme religieux, même pour le libéralisme.

Alors vous aurez beau insulter, dénigrer, et prendre votre air de prof d'économie de fils à papa (c'est à dire les gens qui n'ont jamais travaillé de leur vie), mais il faut que vous sachiez une chose, c'est que nous n'en n'avons strictement rien à faire de vous convaincre, nous n'en n'avons strictement rien à faire de vous plaire, ce n'est pas notre but. Notre seul et unique but, doit être de vous détruire. Et pour vous détruire, nous ne comptons pas sur vous bien évidement, donc on ne cherche pas à discuter avec vous.

Ceux qui passent leur temps à décortiquer vos chiffres, et faire de la mesure de jet de pisse, ne le font que pour étaler leur science. C'est un bon passe-temps ou passion pourquoi pas, mais ce n'est pas de la politique, et encore moins de la politique effective. Le seul et unique moyen de vous détruire, est de mobiliser ceux que vous détruisez à petit feu. Et la politique effective efficace est de faire en sorte de les mobilisez sur une vision juste, logique et nationale, de l'économie.

7 janvier 2014

De la prolifération des " bullshit jobs " ...

Réponse à partir d'un commentaire concernant les bullshit jobs : " Peu relayé, peu avouée, cette réalité gangrène (selon moi) notre société. On s'acharne à culpabiliser le coût de l'employé qui tient le balais alors qu'on trouve normal de payer 10 personnes pour discuter de comment il doit le tenir ".


Ceux qui culpabilisent le coût de l'employé sont les promoteurs du libéralisme. Ces derniers sont le grand patronat, les cadres, les professions libérales. Donc ceux qui ne sont pas touchés par ce qu'ils revendiquent à savoir la réduction maximale des coûts de productions, dont la première cible est toujours le travailleur à la base de l'entreprise.

Par contre multiplier les postes et donc les coûts, dans leur sphère, au sommet de la hiérarchie, c'est acceptable. Ils ne condamnent la bureaucratie que lorsqu'il s'agît des fonctionnaires. Le principe même du libéralisme est d'augmenter un maximum les entrées, et de réduire au maximum les sorties. C'est pour ça que les libéraux prônent la même chose pour la gestion de tout un pays, qu'ils sont incapables de voir autrement qu'une entreprise.

Augmenter les profits au maximum nécessite de mettre un maximum de monde dessus en matière de stratégie, de gestion, d'où la prolifération de postes hiérarchiques trop nombreux. Dans le même temps il faut réduire au maximum les coûts, à savoir écraser le facteur Travail par tous les moyens (salaires bas, main d'oeuvre étrangère, remplacement continuel par la robotisation), et c'est pour mettre en oeuvre tout cela que des bullshit jobs sont crées. 

Ce système est de plus en plus appliqué dans la fonction publique, contrairement à ce que prétend le baratin libéral. Multiplication des postes hiérarchiques de contrôleur, du contrôleur, du contrôleur, du contrôleur qui n'existaient pourtant pas dans des époques pourtant plus étatistes, réduction maximale des coûts avec attaque première sur le personnel.

De plus en plus de CDD reconduits éternellement, de moins en moins de titularisations pour les nouveaux arrivants, robotisation galopante. Je vous donne un exemple que je connais bien car j'ai certaines personnes de mon entourage qui sont dedans : les techniciens de laboratoires dans l’hôpital public sont de plus en plus remplacés par des machines pour une bonne partie de leur activité. Les machines ne nécessitant plus qu'un technicien pour appuyer sur un bouton, et retirer le tube, le but à long terme est de supprimer un maximum d'emplois, et même faire disparaître le métier.

Un exemple parmi d'autres. Il faut vraiment être de mauvaise foi ou un libéral de mauvaise foi pour prétendre que la politique appliquée en France, y compris dans la fonction publique, est socialiste. Elle est clairement libérale, inspirée directement du mode de gestion à l'anglo-saxonne, qui vise la privatisation totale à long terme. Et le parti socialiste au pouvoir ne fait rien du tout à l'inverse, bien au contraire, il donne de plus en plus d'impulsion.

Il faudrait aussi s'amuser à chercher combien de ces chantiers sur la fonction publique sont des émanations directes des instances européennes. Lorsqu'on parle de faire du chiffre (tout est dit dans cette expression) y compris dans des secteurs régaliens comme la police, c'est qu'il y a vraiment quelque chose de pourri dans le royaume de France. Contrairement à ce que prétendent les Libéraux, ils n'épargneront pas les ministères régaliens, le libéralisme ne connaît aucune limite, puisque toute activité peut potentiellement générer de l'argent, donc pourquoi pas les activités de police, de défense, de secours ?

Pour tout ils nous sortiront toujours le même slogan : "c'est trop cher, et c'est pas efficace".

Les promoteurs du libéralisme idéologique se fichent que les délocalisations continuent : car ils sont souvent dans des professions apatrides, uniquement motivées par l'appât du gain, le culte de l'argent, et s'il faut aller au bout du monde pour cela, ils le font.

Par contre le travailleur de base lui est souvent attaché à son pays, et ne veut pas le quitter, il demande simplement un emploi pour vivre et faire vivre sa famille, et aussi, faire vivre son pays. Le but est de faire fonctionner (groupe humain + Nation), et non pas amasser de l'argent indéfiniment. Je ne suis pas marxiste car contrairement à Marx je ne suis pas contre la propriété privée, et je ne conçois pas les choses d'une manière internationaliste, bien au contraire.

Il faut des patrons pour gérer des entreprises, je ne crois pas à la gestion collectiviste, il faut toujours une tête pour gérer un groupe, par contre cette position de force entraîne souvent des abus avec l'accroissement et la taille de l'entreprise. C'est pour ça que l'Etat doit avoir un rôle régulateur contre les travers de la nature humaine. Et c'est parce qu'ils ne veulent aucune barrière à ce travers humain, qu'ils souhaitent détruire l'Etat. Je ne rêve pas d'un monde où les pays sont dirigés par des complexes financiers et économiques, chaque Nation doit se gouverner elle-même et pour cela l'Etat fort est incontournable.

C'est la différence entre le mondialisme et le nationalisme, et les libéraux sont clairement du côté mondialiste, ça va avec.

12 décembre 2013

Mains propres au FN ...

A la remarque de mauvaise foi habituelle qui vise à dire que le FN ne fait que parler de mains propres alors que plusieurs de ses élus ou candidats à travers sont histoire électorale ont été inquiétés par des affaires judiciaires, il faut être clair : 

A part quelques fanatiques, personne ne prétend que les frontistes sont parfaits, n'ont pas de travers, sont infaillibles et ne sont pas capables de tomber dans la corruption.

Quand on parle de mains propres au FN, ça ne veut pas dire que le simple fait d'être au FN rend honnête. Ca veut plutôt dire que lorsque les mains se salissent, on les lave (on enlève la saleté comme dans l'action quotidienne du lavage des mains), et elles deviennent et restent propres jusqu'à la prochaine. Ca c'est pour la métaphore.

D'autres préfèrent rester les mains encrassées, et salissent tout ce qu'ils touchent.

Sauter sur ce constat pour dire que de toute façon le FN sera comme les autres, c'est illogique. C'est comme si l'on refusait de changer une machine, une voiture, qui sont devenues des épaves. La logique de certains, et du peuple encore majoritairement, c'est de continuer à conduire la même voiture qui tombe régulièrement en panne, provoque des accidents, voir risque d'exploser, sans compter le gaspillage d'argent à faire toutes les réparations sans arrêt, sous prétexte que même si on achète une nouvelle voiture, celle-ci risque de subir un accrochage, et va elle aussi s'user dans le temps. C'est logique ? C'est ce qu'on fait dans la réalité ? Non.

Même si l'on sait qu'on prend les même risques avec le neuf, on l'adopte quand même, et on dispose ensuite selon les pets et tracas qui arrivent. Ou alors si on choisit de rester dans le même engin déglingué, on ferme sa gueule, et on arrête de se plaindre de tout les tracas conséquents.

30 novembre 2013

Vision VS débat technocratique (complément à l'article du 8 septembre).

Suite à une remarque concernant la motivation des électeurs dans les élections européennes ... 

Il faut en effet que les nationalistes-souverainistes se mettent en tête qu'ils n'arriveront jamais à satisfaire tout le monde, et être aimés par tout le monde. C'est pour ça que les formules du genre "les Français sont avec nous", "tous les Français savent" me laissent toujours un goût amer, car elles sont fausses, et rendent les personnes qui les profèrent très (trop) sûr d'elles-même, et ça c'est le pire en politique électorale.

Le but n'est donc pas de convaincre tout le monde, c'est impossible. Le but est de parvenir au pouvoir. Et pour cela il faut avoir certes une majorité électorale, mais non absolue. Donc peu importe quelles sont les motivations de chaque électeur comme, l'important est qu'ils votent pour une autre VISION des choses. 

Aucun électeur n'adhère totalement et en toute connaissance de cause à un programme de tel ou tel parti. Sauf ceux qui sont très intéressés par le débat politique comme nous (et encore) ou les militants très impliqués, donc une minorité. Les électeurs dans leur grande majorité ne votent qu'en fonction d'une VISION, d'une DIRECTION donnée au pays.

C'est pour cela que c'est de la perte de temps absolue de blablater pendant des heures sur le pourcentage de rabattement fiscal concernant une part des bénéfices de telles entreprises de tels secteurs comparés au taux d'inflation lié à l'évolution des cours de la bourse au niveau européen suite à la décision de l'Allemagne de favoriser le secteur X ou Y bla bla bla. On s'en fout de tout ça, au niveau électoral, 99 % des électeurs ne s'attarderont jamais sur tout ça, c'est impossible.
La France a eu des dirigeants (républicains ou rois) qui n'étaient en rien des experts en économie, en écologie, en technologie, en science, etc ... mais ils ont dirigé et réussi pour certains en ayant un CAP, une VISION LOGIQUE et SENSEE des choses, et qui peut être expliquée aux gens d'une manière accessible. 

Il y a deux extrêmes : le slogan simpliste et la démagogie sentimentaliste (euphémisme), et de l'autre côté, le débat d'experts technocrates. Dans les deux cas nous sommes dans la perte de temps du DETAIL : le démago s'attarde sur le détail qui va énerver, faire pleurer, révolter, mais qui ne va pas CONVAINCRE sur un projet, une vision, et le débat d'expert technocrates va s'attarder sur le détail qui va faire décrocher la plupart des gens, et les faire se sentir de plus en plus étrangers à la chose publique, et à la politique.

Donc lorsque les gens votent en masse pour des partis pro-européens, que ce soit au niveau national ou européen, ce sont des gens qui votent pour une direction : ils ne veulent pas sortir de l'UE, ni de l'euro. Ils ont voté uniquement en fonction de cela (pour les européennes dont on parle précisément ici), et non pas parce qu'ils sont allés détailler les traités, les rapports de la banque centrale européenne. Donc il faut arrêter de se voiler la face sur le soutien que cette VISION a encore beaucoup dans la population et qui est prouvée dans toutes les élections, et très largement.

Qu'est-ce qu'il nous reste à faire ? A renverser la tendance dominante, ce qui signifie prouver et déclencher LE déclic sur le bien fondé d'un changement de cap, de vision, de direction. Non pas pour que 80 % des gens changent d'avis, c'est IMPOSSIBLE, mais pour que ceux qui laissent faire depuis tout ce temps, prennent conscience que sans leur mouvement, leur geste, leur décision, ceux qui ne veulent rien changer seront toujours un blocage à TOUT changement. 

Il ne sert à rien d'attendre un changement de la part de ceux qui sont déjà en place au pouvoir, c'est IMPOSSIBLE puisqu'ils répondent directement à la volonté de non changement de CAP/DIRECTION/VISION des gens qui les font remporter les élections.

2 octobre 2013

Révolution piège à cons.

Le titre de cet article est un pied de nez à la fameuse expression "élections piège à con" qui est de plus en plus présente dans la "dissidence" d'Internet. Voici une petite liste des réponses aux personnes qui prétendent que les élections ne servent à rien, et qu'il faille attendre l'effondrement du système ou le renverser par la force. Les élections seraient pour eux, soit inutiles, soit même carrément nocives car elles retarderaient les deux événements pré-cités. 
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Tout est parti du commentaire d'une personne qui se gargarisait que les photos-quenelles-geste du "au-dessus c'est le soleil" des basketteurs avec le président de la république (ou les soldats plus tôt) étaient le signe que les mentalités commençaient à changer dans les élites.

Comment peut-on croire une seule seconde que les élites sont en train de changer de mentalité grâce aux Quenelles et au Geste du Soleil ? Les sportifs sont les élites ? Les soldats sont l'élite ? Première nouvelle. C'est l'erreur habituelle que font les nationalistes : croire que tout repose sur les élites. Le renversement d'un système ne repose pas sur le changement des élites, mais le changement du peuple. Les élites se fondent dans une mentalité et la maintienne, car elle a déjà pris au préalable dans la population. Et ce fut toujours ainsi, même avant la "démocratie".

Ex : la légalisation de la pédophilie. On nous bassine dans la dissidence qu'après le mariage homosexuel, l'élite va légaliser la pédophilie. Comment peut-on croire une seule seconde à cela ? Même un gouvernement des plus gauchiste et libertaire ne se risquerait jamais à faire passer un truc pareil. Pourquoi ? Même s'il en avait envie par idéologie, il ne le ferait pas car le peuple est complètement acquis à l'enfant-roi, même déifié, et surprotégé. Alors comment accepterait-il une loi qui autorise qu'on le viole, qu'on s'en prenne à son enfant ? C'est impossible !

Prenons un autre exemple plus d'actualité : les drogues, le cannabis notamment, voir la cocaïne. Dans la dissidence on dit que les élites veulent autoriser les drogues pour abrutir le peuple. Mais la masse n'a pas attendu la légalisation pour s'abrutir avec. La masse viole déjà toutes les lois en la matière. Et c'est seulement parce que ça se démocratise, et que la masse est donc dans une demande, et qu'il devient impossible de tout réprimer, que le législateur est tenté de légaliser, et prend naturellement ce prétexte. Ce qui mène à cette légalisation, c'est le comportement de la masse, qui tolère de plus en plus de choses. Même la cocaïne devient quelque chose de banale.

Alors arrêtons avec cette démagogie de bas étage, qui tente de faire croire que tout vient des élites, et que le pauvre peuple subit sans rien dire. Les gens sont des lâches, et c'est parce qu'ils sont lâches qu'ils sont incapables de voir cela, leur propre horreur, et préfère facilement accuser "les élites". Élites qui ne sont qu'à l'image de la masse, finalement, en plus riche, et en plus voyant. Vous avez l'impression vous, qu'il n'y a que dans l'élite que les gens sont de plus en plus malhonnêtes, arrogants et immoraux ? La bonne blague.
Au contraire, je pense que les choses se renverseront quand une majorité de gens arrêteront de cautionner et demander ce qui est actuellement en cours. Pour l'instant une majorité des gens demandent, et cautionnent la société actuelle, et ce qu'elle produit. Et ça on ne peut rien y faire par la force, c'est impossible. Tout ce qu'on peut faire c'est peser pour faire réagir de plus en plus de gens. Mais ça ne veut pas dire que tous les gens vont réagir, et qu'on fait qu'un corps. L'unicité du peuple est un truc de démago de nos jours, c'est une chimère. Mais encore faut-il savoir faire réagir les gens.

Je ne déresponsabilise pas les élites, je dis simplement qu'elles profitent de ce que le peuple les autorise à lancer au préalable. Oui la masse décide de maintenir au pouvoir les gens qui font tout ce dont on les accuse. Oui, c'est la réalité, mais c'est dur de l'admettre, n'est-ce pas ? Comment les élites pourraient ne pas poursuivre ce qu'elles font, face à une absence d'opposition significative ? Ce ne sont pas des manifs et des pétitions qui rassemblent toujours des minorités de gens (sur la population globale), qui vont leur envoyer un message clair. Pourquoi les politicards arrêteraient de voler l'argent public, alors qu'à chaque fois qu'un élu corrompu est face à un candidat du FN propre par exemple, c'est le premier qui est systématiquement élu ? Les élites fonctionnent d'une manière totalement LOGIQUE ! C'est la masse qui est illogique.

Concernant la manipulation, notamment médiatique, de la population :

Cela relève toujours de la responsabilité. On choisit d'être flemmard, et on se contente de cautionner sans se fatiguer à s'informer, car encore une fois, le système nous convient. Donc ces excuses ne les dédouane en rien, loin de là. On a tous été exposés à la propagande médiatique, nous sommes pourtant un bon nombre à ne plus y croire, et la cautionner. Tout est une question de choix.

Les élites fonctionnent logiquement comme un élément suit sa route tant qu'il n'a pas rencontré d'obstacle qui l'arrête. C'est limite scientifique. On lance une balle dans une pente, elle va continuer à rouler jusqu'à ce que quelque chose l'arrête. Un type qui escroque son client, continuera à l'escroquer si ce dernier ne réagit pas. C'est tout à fait logique. Un gosse continue à faire des conneries tant qu'on ne lui tape pas sur les doigts et qu'on ne lui dit pas d'arrêter. Des élites continuent à faire ce qu'elles font tant que le peuple ne leur montre pas son désaccord.

En cela l'exemple du référendum de 2005, est un mauvais exemple, d'illustration de désaccord.

1 - Il a été rejeté à 54,6 %, et approuvé à 45,3 %. On ne peut pas dire que c'est un rejet massif. C'est presque moitié-moitié (si on prend en compte les 30 % d'abstention qui est une sorte de "NSP").

2 - Ce rejet ne signifie pas que le peuple est contre l'UE, l'euro, et tout le bordel. Pas du tout. La principale motivation du rejet fut la menace sur le système social et professionnel, avec notamment la menace Bolkenstein. En gros le traité a été rejeté car trop libéral, et pas assez protecteur.

Ca ne veut donc pas dire que les électeurs rejetaient le principe de l'Europe et de ses traités-diktats, mais bien au contraire, ils estimaient qu'il n'y avait pas assez d'éléments supplémentaires pour alourdir le traité et garantir des protections. Voir le rejet de 2005 comme un rejet de l'Europe, c'est une énorme erreur d'analyse. Il n'y a que 15 ou 20 % qui ont vraiment voté contre par anti-européïsme. Parce que je pourrais très bien contredire cela par le traité de Maastricht de 1992 qui fut approuvé et qui était bien plus symbolique, et fatal dans la construction européenne, que celui de 2005. Avec à peu près les même scores, en plus.

3 - Cela prouve encore l'illogisme des gens, car ils ne sont justement pas aller au bout de leur logique, si on admet la théorie selon laquelle le rejet de 2005 était un rejet de l'UE. Car une fois le traité rejeté, qu'ont-ils fait par la suite ? Ils ont maintenu au pouvoir les PLUS ARDENTS défenseurs du OUI à ce référendum.

Et non seulement en 2007, mais également en 2012, y compris après le passage en force de 2008 sous l'UMP. C'est bien la preuve que les Français sont toujours attachés à l'UE et qu'ils en veulent toujours plus en revotant toujours pour les plus européïstes (qui n'ont jamais caché leur volonté de nous enfoncer dans encore plus d'Europe), et que le rejet de 2005 n'était qu'une parenthèse, sur une crainte précise, et non pas sur la question globale de l'UE, l'euro, etc.

Alors certes les élites ont violé le référendum sur ce point précis, mais qui a élu Sarkozy en 2007, tout en sachant qu'il l'avait en soit-disant version simplifiée dans ses bagages ? Et qui a failli encore le réélire en 2012 ? Et Hollande, c'était pas aussi un fervent partisan du OUI en 2005 ?

Si les gens sont vraiment contre l'UE, on devrait voir un énorme score FN, DLR et compagnie en Juin 2014, pour freiner un maximum d'initiatives européïstes. On va voir, ce qu'il en est.
Si on considère le peuple manipulé, alors on devrait considérer qu'il n'est pas responsable et ne fait pas de décision volontaire et réfléchie. On ne peut lui faire des reproches et dénoncer ses erreurs uniquement si l'on part du principe, comme moi, que le peuple choisit consciemment le tournant que prend la société et la Nation. Certains partent du principe que si le peuple fait ce qu'il fait, c'est forcément parce qu'il cède à la manipulation, et que sans manipulation il choisirait l'inverse. Alors que c'est faux, une bonne partie des gens choisissent les choses car ils les désirent sincèrement, et que ça les arrange. Les gens veulent l'ouverture des frontières, veulent toujours plus de merdes chinoises, et j'en passe. Et ils ont beau savoir que la merde chinoise c'est de la merde (elle est où la manipulation des élites pour leur faire croire que la merde chinoise c'est en fait super ?), ils continuent à en demander.

Sur le nationalisme ...

Encore le même problème discuté entre peuple et élites. Je ne dis pas que la gauche ne contribue pas à diaboliser le nationalisme. Mais comme les élites, la gauche profite d'un terrain favorable, déjà planté par les nationalistes eux-même, pour l'amplifier. Moi je ne nie pas la responsabilité des anti-nationalistes dans la propagande anti-nationaliste, mais d'autres nient la responsabilité des nationalistes dans leur incapacité de contrer cette diabolisation.

Mais ça fait 200 ans que les nationalistes nous parlent de révolution ou prise de pouvoir par la force. Il ne me semble pas qu'on puisse considérer que le peuple est "enfiotté" depuis lors. Or, depuis 200 ans, toute tentative de ce genre à échoué, et lamentablement.

Tout ce qu'ils ont réussi à faire par contre, c'est diaboliser le nationalisme. On n'ose même plus dire le mot nationaliste tellement il est devenu péjoratif, on l'a remplacé par "patriote". Les nationalistes ont toujours été les champions pour ça. Il n'y a pas pire contributeur contre le nationalisme, qu'un nationaliste de type "révolutionnaire". Et quand un homme fait du nationalisme d'une manière un peu plus douce, et donc maligne, comme De Gaulle, on lui crache dessus.

Après il ne faut pas s'étonner que le nationalisme échoue tout le temps. Et c'est parce qu'il a toujours échoué de manière violente, que le FN est né pour tenter la manière électorale (il ne faut pas inverser les relations de causes et de conséquences comme certains le font). Mais même le FN s'est refait avoir de la même manière, pour une seule raison : il ne connaît pas le peuple (normal, comme les autres il est composé de bourgeois décalés de la réalité populaire, contrairement à ce qu'il prétend), et ne veut pas admettre hostilité de ce dernier au nationalisme jusqu'à maintenant.

A chaque fois que des nationalistes revendiqués font quelque chose, ils se persuadent que le peuple est avec eux, et c'est pour ça qu'ils échouent : car le peuple n'est justement pas du tout avec eux. Alors c'est bien beau d'accuser les juifs, les franc-maçons et les médias exclusivement pour expliquer nos échecs perpétuels, mais il faudrait surtout admettre que le plus gros du problème vient de nous-même.

Et il va falloir également admettre une bonne fois pour toute que la majorité du peuple français n'est pas celui qu'on fantasme, et qu'il n'est pas avec nous. C'est pour ça qu'il faut arrêter de dénigrer les élections, car contrairement aux esprits imaginatifs qui se trompent systématiquement, les élections à défaut de donner le pouvoir, permettent de jauger réellement la mentalité de la majorité du peuple. Et tant que que le FN (et même d'autres partis qui veulent une rupture) fera des scores faibles, il ne faut rien espérer, et surtout ne rien tenter comme certains le préconisent (sans jamais le faire bien évidement, en restant derrière les ordis).

Quand je parle du peuple, je ne parle pas de 100 % des gens qui le composent. C'est une façon de parler, on parle d'une majorité à un temps T. Je vois qu'il y a environ 30 % d'abstentionnistes, donc des gens qui ne cautionnent pas le système en place.

Et c'est eux qu'il faut convaincre de voter, pour contrer la majorité dominante actuellement. Je n'ai jamais prétendu que le peuple était éternellement et naturellement incapable de bon sens. Je parle du peuple d'aujourd'hui, car c'est celui qui nous concerne. Le peuple français a toujours eu des hauts et des bas dans son histoire. Celui du passé a construit un grand pays, celui d'aujourd'hui fait tout pour l'anéantir.

C'est triste mais c'est la réalité. Encore une fois le rôle d'un parti politique est de prendre le pouvoir. Pour prendre le pouvoir, électoralement, en France, il faut qu'il ait 50 % des électeurs de son côté. Le reste, qui fait tout pour maintenir le système en place, m'importe peu. Je ne souhaite pas régler le problème de ces gens, mais celui de la France.